F*ck you.

Ça y est, j'ai franchi la barre des 150 billets publiés. Pour l'occasion, j'me permet une petite liberté. C'est pas vraiment mon genre, mais ça me brûlait les doigts de le faire (et depuis longtemps à part de ça). Dans mon bar (ah pis dans les autres bars aussi, on a pas le monopole de l'imbécile, pis c'est loin d'être rassurant), j'ai vu tout un tas de choses qui n'ont aucun sens selon mon point de vue. Tsé des affaires qui se font pas, des affaires qui me troublent, des affaires qui me fâchent des fois. Ça fait qu'aujourd'hui, j'ai choisi d'envoyer promener ceux qui en sont les acteurs. C'est pas ben fin que tu vas me dire, pis t'as sans doute raison, même que j'imagine que c'est un peu comme de s'abaisser à leur niveau... J'suis loin d'être parfaite, pis j'ai le presto qui menace de fendre, faut relâcher un peu de pression.



À toi qui colle ton *stie de gomme partout, mange d'la crotte. C'est dégueulasse. J'en retrouve sur les verres, sous les bancs, sous les tables, sur les murs, sur le plancher, dans mes menus, derrière mes ardoises... Sérieux manne, fais-tu ça chez vous? T'es juste un gros cochon sans aucune considération pour les autres qui devront nettoyer ou qui se mettront les doigts dans ta chique en mettant simplement la main sous le comptoir ou la chaise pour s'asseoir.


À toi qui écrit des messages haineux sur mes murs de salle de bain (ou n'importe où ailleurs), t'es un gros connard. Non seulement tu fais ça sournoisement, dans des endroits où tu peux te cacher comme un lâche, mais en plus, ce que tu exprimes est plus souvent qu'autrement bourré de fautes d'orthographe et ne revendique absolument rien d'utile. "Monsieur X est une pédale", who fucking care?! J'voudrais pas te brusquer dans ton retard mental, mais déjà, de traiter le monde de pédale, c'est ridicule. C'est quoi, t'as 5 ans? Ben non, justement, les kids de 5 ans sont plus évolués que toi, c'est pas fin pour eux quand je te compare. Arrive en 2018, ce qui se passe dans la chambre à coucher du monde ne te regarde aucunement. "Meurre Hitler", premièrement, apprends à écrire, pour l'amour du ciel. Deuxièmement, t'es en retard dans les nouvelles pis pas à peu près, ça fait un bout que ce dossier-là est réglé, tu peux passer à un autre appel pis laisser mon mur tranquille.



À toi qui fais des trous dans les murs. Va chier. C'est quoi ton problème? Pourquoi tu fais ça? On t'a rien fait, pourrais-tu arrêter de transformer notre bar en gruyère? Kessé ça te donne? C'est pas mal toujours dans la salle de bain, encore une fois, que le vandalisme survient. J'en suis à me demander si au fond, t'es pas juste un voyeur mal assumé qui désire percer le mur entre les deux cabines pour pouvoir checker l'monde faire leurs besoins. T'as un problème, peut-être que tu devrais consulter.


Pendant qu'on est sur le sujet des besoins... À toi qui en mets partout, GÈRE-TOÉ CRISSE. C'est DÉ-GUEU-LASSE. Si à l'âge adulte, t'as pas encore appris à contrôler ton jet (gars ou fille, by the way) tu pourrais au moins t'asseoir comme il faut, c'est la moindre des choses. Des fois y'a tellement de pipi autour de la toilette quand tu finis ta besogne que j'ai peine à croire que t'as réussi à en mettre 'dans bolle. Il s'agit là d'un total manque de respect pour les autres, pis même pour toi, parce qu'il faut pas beaucoup d'amour propre pour être aussi cochon, j'voudrais pas voir ta maison.


À toi qui menace d'exploser en permanence, calme tes nerfs deux minutes. Tout le monde autour de toi marche sur des oeufs quand tu t'ouvres la yeule (oui, la yeule manne, c'est bestial ton affaire) de peur de te froisser pis que tu pètes un plomb pour un rien. Respire, pour l'amour du ciel. Y'a personne qui aime ça côtoyer un bâton de dynamite. Si t'es pas capable de te maîtriser en société, trouve-toi donc des activités solitaires, pour le bien-être et la sécurité de tous. Essaie le sport, la lecture, la peinture, fais d'quoi. C'est ben beau la testostérone, mais t'es un vrai danger ambulant.




À toi qui me radote les mêmes histoires depuis 1815, t'es pas tanné? Parce que moi, oui. J'te vois rentrer pis je soupire. T'ouvres la bouche pis je sais exactement c'que tu vas dire. J'pourrais faire un Denis Drolet de moi-même et parler en même temps que toi tellement ton disque saute. On a fait le tour, j'pense. J'peux pu rien faire pour toi, maintenant tu dois passer à un professionnel. J'sais que t'es pas riche riche, mais les psys sont couverts par la RAMQ, profites-en donc pour aller voir quelqu'un qui en a quelque chose à cirer de c'que tu racontes.


À toi qui me prends de force par le bras, la taille, la main. À toi qui me dis des insanités, qui me viole avec tes mots, juste parce que tu sais que j'suis toute seule et sans défense. FUCK YOU. T'es une plaie, une infection, un cancer généralisé. Tu me dégoûtes, tu me répugnes, tu m'enrages. J'veux pas souhaiter de mal à personne, sauf à toi. En fait j'te souhaite même pas de mal, j'te souhaite juste de te sentir exactement comme tu me fais me sentir. J'sais ben que t'es trop psychopathe pour ressentir quoi que ce soit, mais c'est quand même c'que j'te souhaite. Tu peux ben te crosser avec tes mains insistantes pis t'étouffer avec tes mots baladeurs. Le simple fait qu'on respire le même air m'asphyxie.



AaaaahhhhhH! Je l'ai dit, enfin. Rassures-toi, j'me fais pas d'illusion, j'le sais ben que tu m'as pas écoutée. J'me fais pas d'accroire sur tes capacités pis c'est sûr que tu lis pas mon blogue.


Sauf que moi, ça me fait du bien de te le dire quand même.


J'en profite pour te saluer en brandissant bien haut mon majeur. Kin toé.
















© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's