De l'art en bar

Coucou à toi cher lecteur ! Si tu me suis depuis longtemps, tu sais déjà que je suis bachelière en arts et que j'ai un faible pour la peinture. Quand j'étais kid, ma mère me disait souvent que j'étais née avec un crayon dans les mains parce que j'adorais dessiner. C'est une passion que j'ai depuis que je suis gamine et elle ne m'a jamais quittée, bien au contraire. Le temps et la pratique m'ont permis d'acquérir les compétences nécessaires à faire croître mon talent naturel. Quand je dis talent naturel, j'veux pas me péter les bretelles non plus, mais j'pense que j'suis pas si pire. J'ai décidé de te présenter mes oeuvres favorites cette semaine. J'me suis dit qu'on était rendus là depuis le temps, pis que j'pouvais ben te montrer quelques unes de mes réalisations.




Récemment, je suis partie sur une série de baisers bleus. Je sais qu'un baiser c'est chaud et que la couleur bleu est froide, mais on dirait que j'arrivais pas concevoir une autre couleur pour m'exprimer alors j'me suis lâchée lousse. Le concept de ces pièces est relativement simple. Il s'agit en fait d'un instant bien précis, tout juste avant un baiser. L'instant où le temps s'arrête, qu'on a le souffle coupé et qu'on perd un peu les pédales.





Tu peux remarquer une texture sur la toile, c'est parce que j'aime bien utiliser de la pâte à modeler (modeling paste, pas du playdo là) pour préparer mes fonds avant de mettre la peinture acrylique. Ça ajoute un petit quelque chose et c'est beaucoup plus stimulant pour moi qu'une toile toute lisse. À titre indicatif, sur ces pièces, je n'ai pas utilisé de blanc. Je n'ai mis que du bleu en couches superposées et les régions blanches sont simplement vides. C'était un beau défi technique, mais le résultat me satisfait tellement que je suis en train d'en faire une troisième... à suivre!




C'est peut-être parce que j'suis grande que je ressens le besoin de produire des grandes pièces, j'ai toujours aimé ça les grands supports. D'ailleurs, la semaine dernière un ami à moi est venu modifier mon chevalet pour que je puisse y installer des très grands formats, merci Matt le Smatte !


Je sais pas si je t'ai déjà parlé de mes troubles du sommeil, mais si c'est pas le cas, ben imagine-toi donc que je suis une insomniaque finie. Je dors peu et souvent mal, et ça fait des années que ça dure. Pendant une période particulièrement stressante, j'arrêtais pas de faire des paralysie du sommeil. Tsé là quand t'as l'impression que t'es figé dans du ciment, mais que t'essaie très fort de te réveiller parce que t'as l'impression que quelqu'un de méchant s'approche de toi pour te faire du mal... Ben cette pièce-là, c'est le visage que je voyais dans mes cauchemars. À force de toujours refaire le même rêve désagréable, je me suis dit que j'allais l'exorciser en le peignant, dans l'espoir d'enfin pouvoir dormir convenablement. Ça a pas vraiment fonctionné, mais ça a donné une belle toile.




Il m'arrive aussi de faire des oeuvres sans concept précis. Un trip purement esthétique, juste pour le fun. Généralement, ce sont des oeuvres que je termine rapidement, je n'y consacre pas beaucoup de temps, mais ça donne quand même quelque chose d'intéressant. En voici deux de cette lignée.





Ça date pas d'hier que je trippe sur le bleu primaire hein?


J'te présenterai pas tout ce que j'ai fait non plus, mais je t'en laisse une petite dernière encore. Je l'ai peinte il y a un bon moment, à une période de ma vie pendant laquelle j'étais bien mêlée. Je me cherchais, je ne savais plus trop où je devais me diriger et c'étais pas le moment le plus heureux que j'ai connu. Pour remédier à la situation, j'ai essayé de reconnecter avec mon loup intérieur et cette communion interne m'a aidé à passer à travers, alors je l'ai immortalisée.



J'espère que ça t'a plu ! Ça me fait toujours plaisir de partager des petits bouts de ma vie avec toi :)


Bonne semaine !











© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's