Le plus fort, c'est ma mère!

Ma mère pis moi, on a toujours eu un lien spécial. Faut dire que je suis arrivée dans sa vie d'une façon mémorable. Un dernier bébé, une première fille, arrivée sur le tard mais sortie trop tôt. Je l'ai faite souffrir pendant 4 jours avant de montrer le bout de mon nez (pis c'était pas la bonne époque pour les péridurales, son médecin était vieux jeu) pis la première chose que j'ai faite quand elle a finalement pu me tenir dans ses bras c'est de lui faire caca dessus. Splendide non?





Un petit bébé prématuré qui perdait sa peau et tirait la langue sans arrêt. Faut croire que c'est fort l'amour d'une mère, parce que malgré tout ça, elle m'a nourrie, cajolée, aimée et chérie. Faut dire que j'suis pas arrivée dans le meilleur moment de sa vie. Elle venait de se séparer et se retrouvait seule avec ses enfants, sans emploi et sans le sou.


Avec le recul, je pense que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée. Elle était toujours là. On avait pas grand chose, mais on était plus riche que bien de gens, on s'avait. Des enfants ça a besoin d'amour pis la maison chez nous en débordait, ça sortait par les fenêtres avec des éclats de rires le samedi matin.


Quand je pense à ma mère, des fois j'ai la gorge qui serre. Juste de penser à tout ce qu'elle a pu endurer pour que je sois là me fend le coeur. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à penser à ma petite maman, le coeur rempli d'amour, un motton dans la gorge à la simple idée de devoir un jour m'en séparer.


Ma maman s’appelle Aline, elle est petite et ça étonne les gens qu'elle se soit fabriqué de si grands enfants. Elle a toujours un sourire aux lèvres, c'est de là que me vient le mien. Elle dit que sa plus grande réussite dans la vie est ses enfants. Ses enfants aussi trouvent que leur mère est une réussite.




Je suis son bébé, sa plus jeune pis même si j'ai 32 ans, je me suis résignée... je serai toujours son bébé. Quand je suis malade j'essaie de lui cacher pour ne pas qu'elle s'en fasse pour moi, mais peu importe ce que je ne lui dis pas, elle fini toujours par savoir. Même si presque mille kilomètres nous séparent, on dirait qu'on est connectées. J'me demande si le médecin aurait pas mal coupé mon cordon quand je suis née, ça expliquerait bien des choses.




C'est difficile de te la décrire avec justesse, parce que je manque de mot pour t'expliquer combien je l'aime. Il faudrait en inventer un qui combine un volcan pis du miel et y ajouter un exposant. Pis même à ça, ça ne rendrait pas justice à mes sentiments.


En ce dimanche de la fête des mères, j'en profite pour hurler que JE T'AIME MAMAN, aujourd'hui et tous les autres jours de ma vie, merci d'avoir si bien fait ton travail.


À toutes les mamans, mais surtout la mienne, je souhaite plein d'amour, de rire et de tendresse, vous êtes extraordinaires!












© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's