Cent dessus dessous.

Sors les feux de Bengale, les petits chapeaux pointus, les flûtes qui frisent pis ton petit outfit ben swell. C'EST MON CENTIÈME BILLET! Pour l'occasion, je t'offre un récapitulatif de mes billets préférés. J'ai pas nécessairement choisi les plus populaires, mais j'ai choisi ceux que j'ai le plus aimé rédiger. Voici donc, pour mon centième, un top ten (surprise!) de mes petites fiertés de blogueuse.




1. L'histoire de mes bobettes avait fait jaser beaucoup de monde. Te souviens-tu? J'avais publié une fausse nouvelle dans laquelle je racontais que j'avais vendu mes sous-vêtements au plus offrant pour pouvoir faire réparer le climatiseur de ma voiture, dans le but de pouvoir partir en vacances sans avoir trop chaud en route. Une histoire montée de toutes pièces qui m'avait permis de faire une petite expérience sociale en vérifiant si mes lecteurs avaient l'esprit critique assez développé pour différencier le vrai du faux. Tu peux aller relire ladite fausse nouvelle en cliquant ici, si tu veux.


"Rappelons qu'on lui a reproché d'avoir vendu ses sous-vêtements au plus offrant pour pouvoir faire réparer le dispositif d'air climatisé défectueux de son véhicule. "Mettez-vous à sa place deux minutes, c'était la veille de ses vacances et elle devait se taper beaucoup de route sous le chaud soleil estival. On serait tous prêts à quelques bassesses contre un peu d'air frais, non?" raconte madame Beaudin, sa meilleure amie. Elle ajoute d'ailleurs "Que j'en voie pas un me dire qu'il aurait pas fait la même chose s'il avait pu!" en invitant les réactaires à calmer leurs ardeurs." haha. C'était un peu jouer avec le feu, mais j'ai tellement eu du fun à rédiger ça.




2. Mon hommage aux copains français et à nos dialectes différents qui apportent quelque fois des drôles de situations. Faut dire que mon cercle d'amis proches s'est vu amélioré de beaucoup par l'arrivée ou le retour de certains frenchies que j'affectionne beaucoup.


"Les “maudits français”, j'les aime bien. Bon, c'est sûr qu'au premier abord, cette appellation ne semble pas bien aimable. Par contre, je t'assure que quand ils sortent de ma bouche, ces mots sont supportés par un shitload d'amour. Loin de moi l'idée de croire qu'ils sont réellement maudits, désagréables ou je ne sais quoi. Anyways, ceux qui se rendent jusqu'ici sont plus souvent qu'autrement bien ouverts. Déjà, s'ils choisissent de quitter leur pays pour s'installer dans le nôtre, c'est une belle preuve d'ouverture."


3. Tu l'sais que j'aime ben ça rire, alors c'est pas surprenant que mon billet de jokes de bar se retrouve dans mon top de prefs. Ça fait toujours du bien de rire un bon coup, n'est-ce pas?


"C'est une fois un gars qui entre au Nelligan's et sur l'ardoise, il lit "Sandwich au fromage 2$, sandwich au poulet 5$ et branlette 10$". Le gars se rend au comptoir et demande à la serveuse sexy si c'est elle qui s'occupe des branlettes. La fille glousse un peu en acquiesçant, l'air coquin. Le gars lui dit "Ben lave-toi bien les mains ma tabarnouche parce que je veux un sandwich au poulet!"




4. La liste de mes meilleurs trucs pour passer à travers les soirées bien arrosées, le manuel d'emploi du festif de profession, de moi à toi, pour que tout le monde tire le plus de plaisir possible de toutes les bonnes soirées qui nous sont offertes. En cette période festive, c'est un must à partager avec tes chums!


"J'te l'ai déjà dit, j'te le répète, mange. Mets du dur dans ton mou, du gaz dans ton bolide, whatever comment t’appelles ça, pis fais-toi des petites réserves pour les "au cas où". Mon truc personnel? J'ai toujours sur moi une collation qui se mange rapidement. Un genre de truc protéiné et juste assez sucré pour te sustenter longtemps et te donner un boost d'énergie rapidement. N'oublies pas qu'au Nelligan's, t'as le droit d'apporter ton lunch ou même de te faire venir de la bouffe, profites-en bien. Tu vas veiller plus tard, pis en plus tu vas te sentir mieux au lendemain."


5. Mon petit guide pour s'excuser efficacement me rend bien fière. C'est peut-être pas des trucs bien scientifiques, mais si tu essaies de les mettre en pratique, je suis certaine que ta vie et celle des gens autour de toi ne s'en portera que mieux. Les humains, je connais.




"Premièrement, il ne faut jamais s'excuser pour les sentiments des autres. Tout le monde vit ses émotions différemment et on a pas à s'excuser de ressentir. Ça serait comme s'asseoir dans le feu et demander à notre cerveau de ne pas sentir les brûlures. L'humain est sensible, c'est d'même. "Je suis désolée que tu aies de la peine" n'est pas une excuse valable, c'est même un peu condescendant et c'est loin d'être réconfortant."


6. Les dix commandements pour le client qui fréquente un bar. C'est important de savoir comment se comporter dans un bar, pis avec l'alcool, c'est parfois difficile de garder la tête froide. Ça fait toujours du bien d'avoir un rappel à l'occasion, gêne-toi pas pour partager !


"Tu ne me toucheras point. Je suis ta serveuse, pas un objet dont tu peux disposer à ta guise. You don't get to grab me by the pussy (sorré, j'pouvais pas me retenir), même si t'as déjà entendu ça quelque part *tousse*. Les contacts physiques, même amicaux, sont un peu malaisants quand on se connaît à peine. Si tu me vois faire la bise à certains clients, dis-toi simplement que ce sont d'abord et avant tout mes amis et qu'on se fréquente en dehors du bar, dans l'intimité. Ils ont mérité ce privilège à grand coup d'années d'amitié, j'te mets au défi de faire pareille."


7. Mon petit défoulement personnel, ce billet répertorie les clients toxiques clichés que j'ai croisé le plus souvent, sans jamais arriver à les apprécier sincèrement. C'est un peu bitch sur les bords, mais c'est donc drôle et ça vieilli bien, c'est toujours d'actualité ! Faut dire que j'pense pas arrêter de croiser des zigotos prochainement.


"Le chialeux. Y fait trop chaud, y'a trop d'monde, la musique est trop forte, la bière est pas bonne, le service est so so, y fait trop noir, les plafonds sont trop hauts, ton voisin de droite sent le swing pis l'papier de toilette est trop rugueux. La cerise sur le sundae c'est qu'après m'avoir dit tout ça, tu te demandes pourquoi la serveuse a l'air bête? Fais-moi plaisir, reviens pu jamais okay?"




8. Les stéréotypes des clients qu'on voit le plus souvent quand on est barman. C'est la suite du point précédent, pis ça m'a fait vraiment du bien de combiner les deux back to back. On dira ce qu'on voudra, c'est pas toujours smatte, mais ça soulage !


"Le psychopathe. Parmi toutes les personnes différentes qui grouillent dans mon bar, toi t'es le seul que j'ai d'la misère à sizer. J'ai beau être forte pour analyser les gens, toi j'pas capable de te cerner. T'es toujours tout seul, tu dis jamais un mot (même si j'ai tenté plusieurs fois d'établir contact) pis on dirait que ça fait des mois que ta face a pas eu une émotion. Quand j'te regarde boire ton verre en silence avec ton regard froid, j'espère juste que t'es pas en train de te demander si mon 6 pieds rentre dans la valise de ta Tercel."


9. Les différents types d'alcool et leurs effets respectifs, co-écrit avec mon voisin adoré (et propriétaire de bar), par une belle journée d'été sur ma terrasse. Ce billet est non seulement agréable à lire (enfin, c'est pas très objectif que tu vas me dire), mais il est associé à un magnifique moment d'amitié, ce qui en fait pour moi un incontournable.




"Trust me, you can dance. Cet alcool distillé est le parfait ingrédient de base pour ceux qui n'aiment pas le goût de l'alcool, mais qui veulent se dégourdir un peu quand même. C'est facile, tu peux la mélanger avec n'importe quoi, ça goûte RIEN. Ça fit avec tout, jus, jell-o, fruits, boissons gazeuses et eaux pétillantes. Par contre, ça a tendance à être traître, exactement pour ces mêmes raisons. D'où l'importance de ne pas te "sifler" trop vite les verres que tu te commandes, sinon tu pourrais te ramasser à drunk-texter ton ex à deux heures du matin, pis ça, tu veux juste pas."


10. Le dernier mais non le moindre, un billet que j'ai écrit à l'occasion de mon 31e anniversaire. Ça relate les plus beaux moments de mon enfance chanceuse et qui ont fait de moi la femme que je suis maintenant (merci maman d'avoir fait de moi celle que je suis !).


"Je t'ai déjà dit dans une ancienne publication que j'adorais mes frères et que j'étais le genre de petite soeur vraiment fatigante qui voulait toujours être collée sur eux autres. J'avais environ cinq ans et mon plus vieux frère voulait regarder un film dans sa chambre avec un (ou des, mon souvenir est flou) ami. En tant que petite soeur gossante, je l'ai supplié de me laisser regarder le film avec lui. Il a finalement cédé, en m'imposant les restrictions suivantes. Je n'avais pas le droit de m'asseoir sur le lit avec eux, je devais rester assise par terre dans le coin de la chambre. Je n'avais pas le droit non plus de bouger, si j'avais envie et que je devais me lever, je n'avais pas le droit de revenir et finalement, je ne devais faire aucun son. Ma mère avait acquiescé sans trop être au courant des conditions, elle trouvait ça smatte que mon frère veuille enfin intégrer sa soeur..."



Voilà ! J'ai pas l'habitude de m'enfarger dans les fleurs du tapis, j'ai pas fait différent cette fois-ci. J'suis quand même bien curieuse. Toi, c'était lequel ton billet préféré?


J'te souhaite un fichu de beau dimanche. Si jamais tu sais pas quoi faire pour Noël oublie pas que le Nell est jamais fermé pis qu'on a toujours le même horaire, chaque jour de 16h à 3h. Pis by the way, le 25 au soir, c'est moi qui est en charge de la bouffe... Si jamais tu te sens seul, tu pourras toujours venir rire de mes talents culinaires. Entre toi pis moi, ça devrait pas être trop dégueulasse. ;)


En espérant bien fort me rendre à deux cent.


Sois prudent si tu prends la route, Joyeuses fêtes !


Ta toute dévouée Serveuse du Nelligan's, xxx.







© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's