Rétrospective, a.k.a. mon pas-bye-bye.

Voilà, c'est le 52e billet que je publie (en fait, c'est le 53e puisqu'au tout début, j'avais dû écrire deux billets dans une même semaine pour mettre quelques trucs au clair au sujet du MEV parce que ça avait pris une ampleur un peu trop grande pour la ligue!). La Serveuse du Nelligan's célèbre son premier anniversaire. Si mon blogue était un bébé (et il l'est, kind of), il marcherait probablement tout seul, baragouinerait sûrement quelques mots, mangerait du dur depuis un bout et j'espère qu'il ferait enfin ses nuits. Il s'en est passé des choses en un an, tellement que je sais même pas par où commencer ma rétrospective.



Tant de choses ont changé. Ma façon d'écrire s'est raffinée. Pas que j'suis rendue une sainte, loin de là, mais mon écriture a évolué vers quelque chose de plus sérieux. J'ai gardé mes couleurs, c'est clair, mais au fil du temps elles se sont un peu mieux structurées dans mon coffre à crayons. J'ai un peu plus l'air d'une belle boîte de Prismacolor au début de l'année scolaire que d'un tas pêle-mêle de fin d'année, tsé les crayons de couleur raccourcis aux mines cassées qui te salissent les mains parce qu'ils ont trop traîné avec les crayons de plombs dans ton étui plein de pelures d’aiguisoir qui s'est ouvert par accident pis que t'as jamais pris la peine de ramasser.



J'ai appris à me détendre (un peu) et à me faire plus confiance. J'imagine que c'est venu avec la discipline de l'écriture. J'avais tellement peur de manquer d'idées, de ne pas savoir quoi te dire ni comment te le dire, j'avais peur de ne pas arriver à être assidue. Quelques personnes m'avaient même dit que je n'arriverais jamais à être constante, que je ne tiendrais pas le coup et je les remercie d'avoir douté, ça m'a donné la motivation de leur prouver qu'ils avaient tort. Asteure que la machine est bien startée, mes idées coulent comme le Jameson au Nelligan's, c'est non stop.



J'avais une foule de haters (je dois en avoir encore autant, j'imagine qu'ils sont pas disparus, mais ils ont été moins persévérants que moi sur l'écriture!) qui m'envoyaient des messages haineux, tout en continuant de me lire religieusement et qui ont probablement participé à faire augmenter les clics sur mes articles. Aujourd'hui je reçois encore des messages chaque semaine, mais ils sont désormais remplis d'amour et écrits dans le respect par des humains merveilleux.


J'ai changé d'ordinateur. Grâce à la générosité des gens qui m'entourent, j'ai pu remplacer la machine qui m'accompagnait depuis des années. Ça paraît peut-être banal, mais pour moi c'était une amélioration immense. Maintenant je peux rédiger où je veux sans avoir l'impression d'avoir un feu de camp sur les genoux ou avoir peur de mettre le feu à ma table de cuisine (oui, c'est exagéré, haha!).



Malgré tout ce qui a changé en un an, certaines choses sont restées. Ma passion pour mon métier n'a pas changé, je dirais même qu'elle s'est amplifiée. Plus que jamais, je suis fière de mon travail et le sentiment d'accomplissement qui m'habite quand je termine une semaine est d'une richesse incommensurable. J'ai toujours autant de plaisir avec mon monde et la qualité des gens merveilleux s'accroît également avec le temps qui passe. Si on dit que ce n'est pas la quantité, mais plutôt la qualité qui compte, je peux te jurer que la vie me gâte assez pour que je puisse avoir les deux à la fois!


J'imagine que tu le sais déjà, mais je m'occupe toute seule de mon blogue. C'est-à-dire que je fais 100% des tâches qui y sont reliées. Ça représente un beau défi d'écrire et de faire également la correction (je sais que je l'échappe un peu des fois, c'est inévitable. Quand j'me relis, je trouve des fautes d'orthographe, oups!). Je gère aussi mon site web et je m'efforce de répondre à chacun des messages que je reçois dans un délai raisonnable, parce que j'aime vraiment ça quand tu m'écris.


Cette année, en continuant mon aventure, j'aimerais beaucoup produire une version imprimée. Ça me trotte dans la tête depuis un bout, je vais d'ailleurs entreprendre des démarches sérieuses à ce sujet très bientôt, parce que présentement je n'ai aucune idée de ce que ça implique (oui, j'ouvre une porte, peut-être que tu peux m'aider, sait-on jamais!). Comme ça ne coûte rien de rêver, j'aimerais également produire une série de texte en voyageant (je n'ai pas vraiment voyagé dans ma vie et je pense que ça m'apprendrait un tas de choses). Je verrais très bien La Serveuse du Nelligan's aller visiter l'Écosse, l'Irlande, le Kentucky (tu fais le lien avec le whisky?) et partager ses expérience avec toi (misère, je parle de moi à la troisième personne... entends-tu ma tête siffler en enflant?). Tu voyagerais toi aussi, je te ferais une belle place dans ma valise.



Pour conclure, je t'ai fait une liste de mes dix textes préférés (tu l'sais que j'aime ça les top ten, c'est pas nouveau!) Cependant, ce ne sont pas nécessairement ceux qui ont été les plus lus, ce sont surtout ceux que j'affectionne, simplement.


1. Je t'en passe un papier, mon premier texte qui a eu du succès. Je sais pas si tu te souviens, mais j'étais même allée parler de l'implantation du module d'enregistrement des ventes et de la nouvelle loi qui venait avec à la radio avec Richard Martineau (si tu m'avais vue avant d'entrer en ondes, je tremblais des mes tites shorts).


2. Le client toxique, un des textes les plus partagés que j'ai rédigé.


3. Toé, toé pis toé, la suite du numéro deux, que j'avais écrit avec l'aide de mes amis barmans qui trouvaient (avec raison) que j'avais oublié quelques personnages dans mon texte précédent.


4. Dix (ou douze) choses que je déteste de toi, qui décrit les bons et les mauvais côtés du fait d'avoir un barman dans sa vie.


5. La maison est ouverte, qui te raconte comment je vois mon travail avec les petits et gros dégâts que l'action de recevoir implique.


6. Le chat sort du sac, dans lequel je te parle des questions qui me sont les plus fréquemment posées et du sens qu'elles peuvent avoir à mes yeux.


7. J'en connais des Jean, qui parle du suicide et qui rend hommage à un homme qui a marqué ma vie pour toujours.


8. J'ai eu 5 ans pour la 26e fois, dans lequel je partage avec toi les plus doux souvenirs de mon enfance (même s'ils sont peut-être pas si doux à tes yeux, ils ont fait de moi la femme que je suis!)


9. Toutes mes excuses, qui a été rédigé dans une période un peu plus rough et qui j'espère t'aura été utile autant qu'à moi.


10. Les dix commandements, qui décline les règles que tout client devrait connaître avant de mettre les pieds dans un bar, peu importe lequel.



Voilà, c'était ma façon à moi de célébrer mon anniversaire. Je te le dirai jamais assez, MERCI D'ÊTRE DANS MA VIE. Much love, la paix dans le monde, du gâteau pour déjeuner pis toute.


À dimanche prochain !








© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's