La nuit, j'ai peur un peu des fois.

Être humain, c'est avoir des faiblesses, c'est être imparfait et des fois c'est merder un petit peu. Être un bon humain, c'est de prendre conscience de ses limites, d'essayer de les repousser et de toujours demeurer en mouvement. Être un meilleur humain, c'est d'accepter le beau et le laid de tout ça, sans toutefois cesser d'essayer encore plus fort de s'améliorer, toujours. On raconte d'ailleurs que la vie commence où se termine notre zone de confort. Pour te montrer une facette de moi qui t'est probablement inconnue, j'ai choisi d'aborder un sujet un peu sombre, mais comique... J'ai choisi de te parler de mes peurs. Je sais que partager ses peurs avec ses lecteurs, c'est de se rendre un peu vulnérable, pis je suis okay avec ça. Quand j'ai fait un "top ten des choses que tu ne sais pas sur moi", j'ai reçu un paquet de bons commentaires et comme ça a beaucoup plu, j'ai décidé de récidiver avec la formule "intime". Cette fois je me jette à l'eau et je te parle des choses qui m'effraient (à différent niveaux). Encore une fois, j'te déballe un petit morceau de moi qui devrait te faire rire. Sens-toi bien à l'aise de partager tes commentaires avec moi, j'adore ça apprendre à te connaître.


Ma première confession est un peu étrange. Je déteste les clowns. Je sais pas exactement d'où me vient le traumatisme, mais ça me fait freaker out de pas leur voir la face. J'ai aussi un profond dédain des mascottes, pour les mêmes raisons. C'est super creepy je trouve, de se cacher derrière un gros nez rouge, un masque ou 3 pouces de maquillage pour faire des stepettes devant l'monde. Je sais que c'est supposé être drôle un clown, pis que ça amuse les enfants, pis que ça fabrique des affaires cute en ballounes, mais moi, ça m'fait toujours un peu peur. Quand j'en vois un je le fixe (pis j'ai du mal à m'arrêter), y'a comme une petite voix en dedans de moi qui me dicte de faire attention. Dans un texte précédent, je te parlais de ma fascination pour les tueurs en série. Ben savais-tu qu'il y en a un qui était clown (John Wayne Gacy)? Quand j'ai découvert ça y'a quelques années, on dirait que mon dégoût s'est accentué. Je sais, c'est irrationnel, pis c'est pas fin pour les gentils clowns, mais entre toi pis moi, ça fait longtemps qu'on le sait que j'suis fuckée sur les bords.




Tranche de vie, quand j'étais petite, j'avais ben ben peur des barbes. Je sais pas pourquoi, mais quand je voyais un barbu, je grimpais dans les bras de ma mère comme si c'était une question de vie ou de mort. Bien des enfants ont une photo d'eux sur le Père-Noël et je n'échappe pas à la généralité. Tu peux constater sur la mienne que j'avais déjà un petit air de bum avec mes cheveux courts pis mon chandail navarro, pis sur ma face tu peux facilement voir que je passe pas vraiment un beau moment (haha! Au diable la fierté!). Bien qu'aujourd'hui je fasse partie de celles qui aiment bien les barbus (je trouve ça sexé une barbe), du plus loin que je me rappelle, j'ai toujours trouvé ça louche le monde qui se cachent le visage, c'est un peu contradictoire mon affaire.




Une autre chose que les gens en général aiment bien, mais qui moi m'écoeure, c'est les papillons. C'est une drôle de bebitte ça aussi. Ça commence sa vie en petite larve, ça devient une chenille, ça se tisse un beau gros cocon pis après une petite sieste dedans, ça ressort de là avec des ailes, des pattes, un petit corps velu, pis ça a pu pantoute le même look qu'avant. Je sais pas si c'est la transformation qui me trouble ou plutôt les mouvements incongrus et aléatoires que ça fait pour se déplacer, mais y'a quelque chose là qui me répugne. Je sais que c'est peu commun, mais moi les papillons, j'trouve ça laid sans bon sens. Les pires, c'est les papillons de nuit, y'en a toujours un qui trouve le moyen de venir faire la fête autour de ma lampe frontale quand je suis en camping, pis généralement le party se termine quelque part dans mes cheveux, tout emmêlé et difficile à faire sortir. Arke. J'en frissonne juste d'y penser.




J'ai aussi peur des routes glacées l'hiver (beaucoup, genre). Quand je dois conduire, je deviens toute raide et je suis stressée. Ça prend pas grand chose pour que je pogne la chienne quand je suis au volant, et c'est encore pire quand je suis passagère (l'impression de ne pas avoir le contrôle, probablement). Y'a plein de gens que je connais qui ont peur de prendre l'avion et qui préféreraient voyager en voiture s'ils le pouvaient. Moi, c'est le contraire. C'est pas juste que j'ai peur de faire un accident, de prendre le clos ou je sais pas quelle autre maladresse, mais j'ai aussi peur des autres conducteurs que je rencontre. Je suis vraiment chicken au volant et de savoir qu'il y en a des beaucoup plus téméraires que moi ne me rassure en rien. Conduire une voiture, c'est une lourde responsabilité qui est souvent prise à la légère. Bref, ça me fait peur.




Je déteste aussi le bruit des dents qui claquent. Ça nous est tous déjà arrivé de boire un verre avec beaucoup de détermination et de se petter les dents dessus. Ben ça me vire à l'envers quand ça m'arrive. J'ai peur de perdre mes dents. T'imagines, te réveiller le lendemain matin avec pu-de-palettes? Un trou géant dans la bouche, c'est ben mignon quand t'as cinq ans, mais quand t'es adulte c'est une autre histoire. Chaque fois que j'entends quelqu'un se cogner les dents sur son verre, ça me fait frissonner. Faut dire que j'ai toujours un grand sourire aux lèvres, ça serait véritablement le drame si je perdais un morceau de ce qui (selon moi) fait mon charme. J'ai tellement peur de ça qu'il m'arrive fréquemment de rêver que je perds mes dents. C'est fou, même mon subconscient est accaparé par mes craintes dentaires.




Je suis également incapable de laisser la porte de mon appartement déverrouillée sans angoisser. Il faut dire que quand j'étais à l'Université, il m'en est arrivé une pas pire. J'étais chez moi ben relaxe quand quelqu'un est venu frapper à ma porte. Il était tard, un gars se tenait sur mon perron et je me suis dit que ça devait être important pour me déranger à cette heure-là, alors j'ai ouvert. L'homme s'est introduit chez moi en me disant "Y'aura pas de viol icitte à soir" et je sais pas pourquoi *tousse* j'étais pas super rassurée. J'ai réalisé à cet instant que je venais de faire une méga-gaffe. Faut dire que c'est pas mal effrayant de se faire dire ça, tsé d'habitude, les gens ont pas besoin de dire qu'ils vont pas te violer, c'est comme la norme. Je me suis fait séquestrer pendant trois longues heures, en écoutant les mêmes phrases à répétition, comme un disque de très mauvais goût qui serait resté accroché. "Y'aura pas de viol icitte à soir. Je suis ton frère et je suis déjà mort. Va prendre ta douche, ils m'ont dit qu'ils s'en venaient te chercher. Je vais te protéger. Y'aura pas de viol icitte à soir... ". Même si l'histoire s'est bien finie, je suis restée profondément marquée par cette mauvaise expérience et depuis, dès que je mets les pieds chez moi, je m'assure de verrouiller la porte immédiatement. Les gens me trouvent un peu freak quand ils arrivent chez nous et que je barre la porte derrière-eux (en leur disant que je vais pas les violer, que je suis déjà morte, ben non c'est des farces, je dis pas ça, haha!).


On me demande souvent où je trouve mon inspiration pour écrire les billets de mon blogue. Pour être tout à fait honnête, ma plus grosse crainte quand j'ai accepté de réaliser le projet était de manquer d'idées un bon jour. Par chance, le quotidien m'apporte son lot d'expériences nouvelles et jusqu'à présent, j'ai toujours quelques sujets en banque pour les chroniques à venir. Faut dire que ma vie est pas mal stimulante, que je suis archi-bien entourée et que j'ai l'écrit facile. Malgré tout ça, il m'arrive parfois de me demander "après ces chroniques-là, de quoi je vais bien pouvoir parler?" et il m'est venu à l'idée de profiter de ma publication d'aujourd'hui pour faire un petit vox-pop.




Ça fait maintenant 23 semaines que je t'écris tous les dimanches sans jamais vraiment te demander ton avis (shame on me). Le temps est venu de me dire ce que tu aimerais savoir et de quoi tu aimerais que je te parle. C'est le moment de partager à ton tour les sujets qui t'allument. Je ne peux pas te promettre de traiter de tout ce qui me sera proposé, mais comme j'ai la ferme intention de t'écrire encore chaque dimanche pour très longtemps, je pense ça serait winner d'écouter un peu tes besoins. Tu l'sais ben, j'ai le coeur sur la main, pis y'a rien qui me fait plus plaisir que de te faire plaisir!


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Bonne semaine, ami fidèle!



© 2016 Manon Choquette, alias la serveuse du Nelligan's